Chez les Saramacas avec Nicolas Henry

J'ai troqué ma doudoune et mon bonnet pour une paire de sandales et une casquette lorsque je suis parti en Guyane avec le photographe Nicolas Henry, rencontré en plein hiver népalais dans la région du Mustang en mars 2013.

Chez les Saramacas avec Nicolas Henry

Dans la continuité du travail documentaire commencé ensemble en Asie, nous sommes allés à la rencontre des Saramacas, peuple descendant d’esclaves emmenés au Suriname pour travailler dans les plantations. Vers la fin du 17è siècle, les noir-marrons ont fui au coeur de la forêt amazonienne, là où l’homme blanc n’osait pas s’aventurer. Aujourd’hui, les Saramacas reviennent petit à petit vers la côte suriname mais aussi guyanaise à la recherche d’emplois. Beaucoup de désillusions et peu de ressources, la plupart se retrouvent entassés dans des townships en attendant un avenir meilleur dans un pays où le taux de chômage avoisine les 23% .

Nous avons vécu dans la région de Kourou (célèbre pour sa plateforme de lancement de la fusée Ariane) pendant une semaine avec une famille… d’hommes, les mères et les soeurs restant en général au pays saramacas au Suriname. Entre jungle et ville, nous sommes rentrés dans l’intimité de personnages vivant en connivence avec la nature pour certains, et pour (beaucoup) d’autres subissant la civilisation occidentale en hésitant chaque jour à répondre à nouveau à l’appel de la forêt qui avait autrefois donné à leurs ancêtres la Liberté.

Un grand merci à Anypol, rasta parmi les rastas, Maloni et ses fils.